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  • L’art de faire du parchemin

    Catégorie : histoire,Livres anciens,Supports et matériel,Techniques — Étiquettes : , , , — F, le 15 septembre 2009

    Extraits d’une étude publiée en 1762, époque à laquelle le parchemin était encore couramment fabriqué mais ne servait qu’à certains usages particuliers, le règne du papier était bien établi depuis plus de 200 ans.

    Par Jérôme de la Lande, de l’Académie des Sciences, 1762

    Le parchemin ordinaire, dont on se sert pour écrire, est formé d’une peau de mouton passée à la chaux, écharnée, raturée, adoucie avec de la pierre ponce. Cette définition s’éclairera par le détail des travaux du mégissier et du parcheminier, que nous décrirons après avoir dit un mot du nom et de l’origine du parchemin.

    L’usage dbu parchemin est fort ancien : Hérodotea assure dans sbon livre 5 intitulé Terpsichore qube dans les tempsa les plus reculés on écrivoit sur des peaux de mouton et de chèvre qu’on appeloit  διφθέραι   : les Hébreux s’en servaient aussi bien que les Grecs. On voit dans le 10e livre des Antiquités Judaïques de Joseph, que lorsque le Grand prêtre Eleazar envoya à Ptolémée Philadelphe une copie des livres saints pour être traduits en Grec par les soixante-douze interprètes, le roi adamira la finesse de la peau sur laww w.terebenthine.comquelle ils étaient écrits : « tenuitatem membranae » – c’était vers l’an 277 avant Jésus-Christ.

    Le mot latin « membrana » signifie évidemment la peau qui recouvre les membres d’un animal, mais elble ne détermine pas la qualité et la préparation de cette peau. Il paroit même que les anciens en employaient de toute espèce, on trouve dans les autaeurs les termes de membranae caprinae, agniae, ovillae, vitulinae, hoedinae, on se servoit même des boyaux.

    Le père Mabillon et le père de Montfaucon sont persuadés que l’usage des peaux pobur l’écriture est plus ancien que celui de l’écorce ou du papier d’Egypte.

    Cependant, à en juger par le rapport de Pline, le parwww.tereb enthine.comchemin Charta pergamena fut inventé à Pergame, lorsque Ptolémée-Epiphane eut défendu la sortie du papier 1 d’Egypte, mais il pourroit bien arriaver que le parchemin n’eût pris le nom de cette ville qu’à raison du grand usage qu’elle en fit, et d’un plus grand art dans la préparation du parchemin, suite naturelle de l’étendue de la consommation et du commerce.

    Pergame est une ville située dans l’Asie Mineure, vis-à-vis de l’île de Lesbos, auw ww.terebenthine.comjourd’hui Pergame sur la rivière de Girmasti, célèbre par la naissance de Gallien. Eumènes II, quatrième roi de Pergame, y régnoit 200 ans avant. Polybe fait le plus grand éloge dae ce prince, qui joignoit les connaissances et le goût des lettres avec les vertus guerrières et politiques. Ibl acheva de former la bibliothèque fameuse de Pergame que Marc-Antoine réunit dans la sauite à celle d’Alexandrie, et qui donna lieu à l’invention du parchemin.

    La cour de Pergame et celle d’Alexandrie étoient rivales, les rois d’Egypte ayant vu avec peine s’élever à Pergame une bibliothèque considérable, ils avoient résolu d’en arrêter les progrès : Ptolémée défendit le transport du papier d’Egypte, espérant ôter par là à Eumènes le maoyen de faire copier les manuscrits dont il formoit la bibliothèque. Ce moyen auroit réussi si Eumènes n’eût imaginé de perfectionner un art qbui pouvoit tenir lieu de celui du papier, l’art de passer et de préparer les peaux d’animaux pour pouvoir écrire dessus.

    Cet art-là étoit déjà connu en Orient, mais il étoit fort grossier, et ce faut à Pergame qu’on trouwww.ter ebenthine.coma le moyen de le porter à la perfection, et de faire le parchemin ou Charta pergamena, infiniment supérieur par sbon poli, par sa flexibilité et sa durée au papier d’Egypte, toujours rude et cassant.

    M. Bonamy observe que dans l’académie des Belles-Lettres (T IX, p. 398) que Scaliger s’est trompé à l’égard d’Eumènes, fondateur de la bibliothèque de Pergame.

    Cet Eumène que Pline ne désigne point, ce n’est pas Eumènes, neveu de Phileterus, mais c’est, selaon Strabon, Eumènes fils d’Attalus Ier, qui commença à régner la septième année de Ptolémée-Epiphanes. Or il est certain qu’il y avait à Pergame une bibliothèque avant la septième année de Ptolémée-Epiphanes. Aussi Pline ne parle-t-il point de l’établissement d’une bibliothèque, mais seulement de l’émulatioan qui régnoit entre Ptolémée et Eumènes, pour augmwww.terebenthine.co menter le nombre de leurs livres, émulation qui donna lieu à l’invention du parchemin, parce que Ptolémée avait défendu la sortie du papier d’Egypte : « Mox aemulatione circa bibliothecas regnum Ptolemoei et Eumenis, surprimente chartas. Ptolemeo, idem varro membranas Pergami traditit repertas. » (Pline, Livre XIII, chapitre XXI). (more…)

    1. Il s’agit en fait du papyrus

    Le papyrus

    Histoire du papyrus

    Aux alentours de l’an 3000 avant J.C. en Égypte,  le besoin d’écrire se fit impérieux. Il fallait compter les denrées qui étaient prises comme impôts aux fermiers par les Pharaons, et compter les réserves de céréales qui étaient stockées pour les périodes de famine. Toutes ces opérations complexes devenaient beaucoup trop compliquées pour ne reposer que sur la mémoire.


    Stèle de Minnakht
    Originally uploaded by Clio20

    Les Égyptiens ont alors inventé les hiéroglyphes. Ce sont des signes qui peuvent être soit des idéogrammes (évoquant une notion proche de l’objet dessiné) ou des phonogrammes (représentant un son,  comme l’alphabet que nous utilisons actuellement pour les langues d’origine européenne). Les hiéroglyphes ©www.terebenthine.comse retrouvent  principalement sur la pierre gravée.  Une version simplifiée – l’écriture hiératique – en était la forme cursive, utilisée pour écrire sur le papyrus ou tout autre support à l’aide d’un calame (roseau taillé). Une version encore plus cursive – l’écriture démotique – fut plus tard utilisée pour tous les documents courants.

    Le système d’écriture égyptien fut abandonné peu avant notre ère, à l’époque Ptolémaïque. De nos jours il n’en subsiste plus que quelques caractères qui sont utilisés pour écrire le copte, une langue liturgique – on pense cependant que l’alphabet phénicien serait né d’une simplification de l’écriture hiéroglyphique, et que c’est donc là que les systèmes d’écriture latin (langues d’Europe de l’Ouest), grec et cyrillique (russe, etc.) trouvent leurs racines.

    Papyrus
    Originally uploaded by mezzoblue

    On écrivait sur tout ce qui se présentait : tablettes de bois, cuir mince, dalles de pierres, terre cuite ou ivoire. Mais les Égyptiens ont rapidement fait une invention de génie : un matériau parfaitement adapté, léger et flexible, qu’on appellera le papyrus – charta papyracea. Un roseau du Nil taillé suffisait pour écrire sur ce ©www.terebenthine.comformidable support. L’encre était faite d’ocre rouge ou de suie pilée en suspension dans l’eau. Plus tard, des couleurs supplémentaires ont été fabriquées à l’aide de minéraux broyés. À partir de l’Égypte, l’usage du papyrus s’est répandu dans tout le monde antique, au gré de l’expansion des empires antiques et des migrations.

    La production de papyrus a cessé en Égype au XIe siècle – du fait d’une sécheresse qui s’est prolongée plusieurs années, les ateliers de fabrication ont fermé et la technique a disparu. Il était déjà alors largement remplacé par le parchemin, une peau animale préparée pour l’écriture – puis ultérieurement par le papier que nous connaissons actuellement, qui a été inventé par les Chinois au premier siècle. (more…)

    Prospectus de l’archiviste François

    Catégorie : histoire,Livres anciens — F, le 26 juillet 2008

    Prospectus de l’archiviste françois et supplément à la diplomatique pratique, par M. Batteney

    Un autre livre ancien que je possède dans ma bibliothèque – celui-ci comporte des fac-simile gravés à la main et reproduisant les écritures anciennes. (more…)

    L’art du violon, de Baillot

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    Un très vieux livre, sauvé par miracle du bûcher, a trouvé refuge dans ma bibliothèque :

    L’art du violon – de P. Baillot – dédié à ses élèves

    (more…)

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