La ville de Muskogee dans l’Oklahoma a un nouveau maire. C’est un jeune homme de 19 ans, étudiant en première année d’université, qui présidera désormais aux destinées de cette ville de taille moyenne.
Élu avec l’excellent score de 70 % face au maire sortant, le nouvel édile s’intéresse depuis longtemps à la politique. Il a réussi le tour de force d’avoir été président des Jeunes démocrates, puis président des Jeunes républicains lors de ses années de lycée.
À l’âge où on fait des projets d’avenir, Monsieur le Maire se voit bien gouverneur d’ici quelques années… en tous cas il a largement le temps pour faire ses preuves.
Ce n’est malgré tout pas le plus jeune maire qui ait été élu aux États-Unis, en 2007 trois jeunes de 18 ans avait été élus dans d’autres communes – il est vrai nettement plus petites.
Depuis la loi du 5 avril 2000, cela serait également possible en France, puisque l’âge minimal pour se présenter a été porté à 18 ans. Mais le plus jeune maire de France a actuellement 23 ans, ce qui n’est pas non plus un âge canonique.
Muskogee Phoenix
ABC News
Les fourmis rouges envahissent la ville de Houston au Texas.
Comme dans le film d’horreur le plus basique, une armée de fourmis rouges débarquée d’un cargo en 2002 se répand dans la ville, provoquant des pannes en série dans les ordinateurs et dans les systèmes de distribution d’électricité. Dévorant les plantes, les coccinelles et même les œufs d’oiseau, elles sont résistantes aux insecticides courants et font tout pour se rendre aussi désagréables que possible.
La bonne nouvelle, cependant, est que ces petites voraces dévorent aussi les fameuses « fourmis de feu », dont la piqûre fortement urticante empoisonne la vie des Texans tous les étés.
Les bestioles rougeâtres sont connues sous le nom de « fourmis folles » – contrairement aux autres espèces qui marchent en file indienne, celles-ci courent dans tous les sens.
Elles auraient dernièrement été aperçues près du célèbre centre spatial de la NASA, qui surveille l’affaire de près on l’imagine.
Les services des douanes de Pennsylvanie ont saisi plus de deux douzaines de coléoptères géants, bien vivants, dans un paquet poste en provenance de Taïwan.
Intrigués par le bruit provenant d’un paquet indiquant contenir des « bonbons, cadeaux ou jouets », les postiers ont notifié les autorités qui l’ont analysé aux rayons X. 26 scarabées Hercule, rhinoceros et Goliath s’y trouvaient. Ce sont des insectes énormes dont le transfert international est contrôlé, et qui pourraient provoquer des dommages importants à l’environnement s’ils venaient à se reproduire dans un milieu qui n’est pas le leur.
On ne sait toujours pas ce que comptait en faire le destinataire.
Officiellement fondé en 1891, l’observatoire du Vatican repose sur une tradition pluricentenaire – depuis au moins le XVIe siècle on trouve trace de l’intérêt porté par les papes envers l’astronomie.
Son directeur, le père argentin José Funes, déclare aujourd’hui à l’Osservatore Romano qu’il faut « rendre aux hommes leur juste dimension de créatures petites et fragiles, face à la dimension incommensurable de milliards et milliards de galaxies. »
Et si nous découvrions que nous n’étions pas seuls à habiter l’univers ? L’hypothèse ne l’inquiète pas. « Il est possible de croire en Dieu et de croire aux extraterrestres. Il est possible d’admettre l’existence d’autres mondes et autres vies, aussi plus évoluées que la nôtre, sans pour celui-ci mettre en discussion la foi dans la création, dans l’incarnation, dans la rédemption » – dit-il.
La théorie du Big-Bang ne l’effraie pas non plus. « …à mon avis, c’est la meilleure explication de l’origine de l’univers que nous ayons d’un point de vue scientifique jusqu’à présent. »
« En tant qu’astronome, je continue à croire que Dieu est le créateur de l’Univers et que nous ne sommes pas le produit du hasard, mais les fils d’un bon père qui a pour nous un projet d’amour. La Bible n’est pas un livre scientifique, (…) c’est le livre de la parole de Dieu, adressée à nous les Hommes. C’est une lettre d’amour écrite par Dieu à son peuple, dans un langage qui remonte à deux ou trois mille ans. À l’époque, le concept du Big Bang aurait été incompris. On ne peut donc pas demander à la Bible une réponse scientifique. De même, nous ne savons pas si dans un avenir plus ou moins prochain la théorie du Big Bang sera démodée par une explication plus exhaustive et complète de l’origine de l’univers. C’est la meilleure actuellement et elle n’est pas en contradiction avec la foi. (…) »
Et Galilée ?
« Voilà un cas qui a fortement marqué l’histoire de la communauté ecclésiastique et de la communauté scientifique. Il est inutile de nier que le conflit ait existé. Et il y en aura peut-être d’autres semblables dans le futur. Mais je pense qu’il est temps de tourner la page et de regarder vers l’avenir. Cet événement a laissé des blessures. Il y a eu des faits mal interprétés. L’Église a d’une façon ou d’une autre reconnu ses erreurs. On pouvait faire peut-être faire mieux. Mais le temps est arrivé où on peut guérir ces blessures. On peut le faire dans un contexte de dialogue serein, de collaboration. Les gens ont besoin à la fois de l’aide de la science et de la foi, sans trahir la clarté et l’honnêteté des positions respectives. »
On se demande tout de même si c’est une position personnelle ou si elle est largement partagée dans les milieux du Vatican.
Vatican Observatory
Rapport annuel 2007 de l’observatoire
Vaticanstate
BBC
Un nano-robot Suisse de 300 microns – la largeur de trois cheveux – est maintenant capable de jouer au football contre des adversaires de sa taille.
Mis au point par le département de nanotechnologie de l’Institut Fédéral de Technologie de Zurich, le minuscule sportif a été conçu pour inciter les enfants à s’intéresser à la science de la miniaturisation.
Pour le diriger, il est nécessaire de l’observer à l’aide d’une caméra elle-même montée sur un microscope. Il peut se diriger soit grâce au clavier, soit de lui-même puisqu’il est programmé pour éviter les obstacles et trouver son nano-ballon.
C’est un projet parallèle à celui de la RoboCup, dont l’objectif est de créer une équipe de robots capable de battre une équipe humaine, à l’horizon 2050.
Mais l’objectif principal de la nanotechnologie n’est bien entendu pas une victoire en Coupe du Monde. Les applications qui font le plus rêver les scientifiques sont dans le domaine de la médecine – pour soigner avec précision des zones du corps qui sont actuellement difficiles à atteindre, en particulier dans le cas des cancers.
Une équipe de recherche de l’Université de Californie, basée à San Diego, essaie actuellement de créer des « nanovers« , pouvant se faufiler n’importe où dans le corps, destinés à effectuer une tâche précise puis à disparaître. La difficulté est de parvenir à ce qu’ils échappent au défenses immunitaires du corps, mais seulement le temps nécessaire. Les résultats sont prometteurs, mais il faudra cependant attendre vraisemblablement quelques années avant d’aboutir à des traitements efficaces.
Après s’être sectionné le doigt sur plus d’un centimètre avec l’hélice d’un avion miniature, un Américain de 69 ans pensait rester légèrement handicapé tout le reste de sa vie. Mais quatre semaines plus tard, le doigt avait repoussé – y compris l’os, les empreintes digitales et l’ongle.
Le vecteur de ce petit miracle serait une poudre « magique » fabriquée à base de vessie de porc : la « matrice extracellulaire », bourrée de collagène – et fournie par son frère, ancien chirurgien maintenant à la tête de l’entreprise fabriquant le produit miraculeux. Il lui a suffi de saupoudrer régulièrement la zone blessée avec le produit pour voir repousser son doigt.
Il n’en reste pas moins que de nombreux scientifiques sont encore sceptiques – en particulier sur l’ampleur réelle des blessures subies au départ. C’est donc une affaire à suivre…