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  • Orpiment

    Catégorie : Pigments — Étiquettes : , , — F, le 28 août 2008

    Entrelacs celtiques

    Pigment jaune, aussi connu sous les noms : ©www.terebenthine.comorpin – sulfure jaune d’arsenic – auripigmentum – hartall

    Auripigmentum est color croceus qui aliter arsicon dicitur

    À gauche: motif celtique sur parchemin de chèvre
    Encre : encre métallo-gallique
    Pigments : orpiment et vert de gris véritables
    Liant : œuf et gomme arabique
    © FB 2005

    Chimie ©www.terebenthine.comet minéralogie


    Close on Orpiment
    Originally uploaded by cobalt123

    L’orpiment est un trisulfure d’arsenic – As2S3 – qu’on trouve à l’état naturel, en filons, dans certaines roches argileuses, accidentellement de façon secondaire dans les filons aurifères – ou comme produit de décomposition du réalgar (AsS, pigment orange) à la lumière (comme sur la photo ci-contre). On le trouve ©www.terebenthine.comsous forme native en Hongrie, Syrie, Allemagne, Pérou, Chine, Iran, France,…

    On peut cependant l’obtenir par un procédé industriel « simple », de la façon suivante :

    Mélanger 1 part de fleur de soufre avec 2 parts d’acide arsénieux (autre nom de l’anhydride arsénieux, H2AsO3 – aussi connu sous le nom de « mort aux rats« ) dans un creuset en terre muni à son sommet d’un chapiteau permettant de recueillir le produit sublimé.

    Sa formule chimique est As2S3, il cristallise dans le système monoclinique. Il est insoluble dans l’eau, l’alcool et les hydrocarbures, décomposé par l’acide nitrique et l’eau régale (mélange d’acides nitrique et chlorhydrique).
    Il est par contre soluble dans l’ammoniaque, grâce à quoi on peut l’utiliser pour colorer le marbre en jaune.

    Il est incompatible avec ©www.terebenthine.comles sels métalliques et avec la chaux, de ce fait il ne peut pas être utilisé pour la fresque.

    Utilisation historique

    Orpiment

    Utilisé depuis l’antiquité, il a été représenté en alchimie de diverses façons.

    Sa teinte jaune d’or vive en fait un très joli pigment, bien couvrant – mais on lui a trouvé de nombreux autres usages au cours de l’histoire. Malgré sa toxicité évidente, on l’a utilisé par le passé comme dépilatoire, pour soigner les affections de la peau et certains désagréments digestifs. De manière plus logique, il a également servi à repousser les insectes.

    C’est donc un © www.terebenthine.compigment toxique, qui de plus est instable. Il faut donc éviter de le mélanger à d’autres pigments, en particulier aux pigments métalliques. On pallie à ce problème en préférant la superposition des couches – ce qui est assez facile avec l’enluminure mais beaucoup plus difficile lorsqu’il s’agit de peinture à l’huile, ou de toute autre technique nécessitant une couche plus épaisse de matière.
    On trouve cependant un exemple historique de mélange : le vergaut, qui est un vert constitué d’indigo (un colorant végétal) et d’orpiment.

    On le retrouve en particulièrement grande quantité sur des manuscrits tels que le livre de Kells et l’évangéliaire de Lindisfarne – en compagnie du minium (orange) et du vergaut.*

    * On a longtemps cru que la teinte verte de ces manuscrits était dûe au vert de gris, cependant une analyse récente par microspectrométrie Raman indique qu’il s’agit de vergaut. Cela a aussi permis de déterminer que le bleu de l’évangéliaire de Lindisfarne n’est pas de l’azurite comme on le croyait précédemment, mais de l’indigo.

    Actuellement

    On peut actuellement ©www.terebenthine.comacheter de l’orpiment chez  Kremer, qui tout à fait logiquement demande de justifier d’une utilisation professionnelle (artiste, restaurateur) par un numéro d’inscripton à l’URSSAF ou à la Maison des Artistes.

    Pour une utilisation n’exigeant pas la compatibilité historique, il existe des substituts:

    • jaune de cadmium – pigment lumineux, couvrant, de bonne permanence. Excellent pigment. Il contient cependant du soufre (sulfure de cadmium) ce qui peut provoquer certaines incompatibilités (plomb, …) J’ai eu une expérience bizarre avec du blanc de titane (décoloration progressive), la raison exacte reste à déterminer.
    • jaunes azoïques (molécules contenant des atomes d’azote) – très colorants mais transparents. Couleur beaucoup moins agréable et moins vibrante. Si l’on veut une peinture couvrante, nécessite une sous-couche blanche opaque ©www.terebenthine.com(blanc de titane) ou un mélange avec du blanc (ce qui détruit encore un peu plus l’éclat de la couleur).

    Ces substituts sont par contre en vente libre, on peut les trouver en France à un coût raisonnable, par exemple chez le Géant des Beaux-Arts.


    Utilisation

    Il reste assez granuleux lorsqu’on l’achète – il est donc indispensable de le re-broyer avec un mortier et un pilon. Étant légèrement hydrophobe, il est plus simple d’ajouter le liant directement dans le mortier.

    L’orpiment est compatible avec :

    • enluminure
    • restauration d’œuvres
    • le mélange avec ©www.terebenthine.coml’indigo naturel
    • coloration du marbre

    Incompatible avec :

    • fresque (instable avec la chaux)
    • les mélanges avec des pigments constitués de sels de plomb ou de cuivre
    • toute utilisation pouvant présenter un risque© www.terebenthine.com sanitaire (œuvres à la portée des enfants, etc.)
    • artistes amateurs ou personnes insuffisamment formées à la manipulation des produits dangereux.

    © Flo 2010
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